Saint-Gilles lance une campagne «La malpropreté coûte cher»
Alors que 154.000 euros servent annuellement à l’enlèvement des dépôts clandestins et au nettoyage des tags, la commune de Saint-Gilles lance une campagne de sensibilisation, mettant en exergue le coût des actes de malpropreté pour la collectivité. Avec sa nouvelle campagne de sensibilisation, prévue le 8 mars prochain, la commune espère attirer l’attention sur le coût des actes de malpropreté...

Alors que 154.000 euros servent annuellement à l’enlèvement des dépôts clandestins et au nettoyage des tags, la commune de Saint-Gilles lance une campagne de sensibilisation, mettant en exergue le coût des actes de malpropreté pour la collectivité.
Avec sa nouvelle campagne de sensibilisation, prévue le 8 mars prochain, la commune espère attirer l’attention sur le coût des actes de malpropreté pour la collectivité, en donnant en repère financier ce que représentent deux services trop souvent perçus comme gratuits, à savoir l’enlèvement des dépôts clandestins et le nettoyage des tags.
Chaque année, ce sont pas moins de 130.000 euros qui sont consacrés à l’enlèvement des dépôts clandestins (sans compter le personnel mobilisé), ce qui représenterait le salaire de trois puéricultrices supplémentaires dans les crèches communales. Le nettoyage des tags coûte, quant à lui, 24.000 euros par an à la commune, soit deux mois et demi de cantine à l’École les 4 Saisons.
Si le but de la démarche n’est pas de viser les personnes mal informées, qui se trompent par exemple de jour de collecte, la commune entend ici toucher directement les responsables des tags et des dépôts clandestins, loin d’ignorer l’interdiction de leurs actes. « Il est évident que la nuisance n’est pas la même qu’il s’agisse d’un sac-poubelle sorti en dehors des heures suite à un oubli qu’un dépôt clandestin de plusieurs dizaines de kilos, qui vise à économiser le paiement du passage à la déchetterie pour en faire porter le poids sur la collectivité. Sans compter l’irrespect que ce comportement démontre pour les hommes et les femmes du service qui sont tous les jours sur le terrain pour le bien-être de tous les habitants », commente Yasmina Nekhoul (PS), échevine de la Propreté publique.